Madame Van Gogh

L'histoire

1891, Vincent Van Gogh est mort depuis quelques mois, son frère Théo l'a rapidement suivi dans la tombe. L'un peignait, l'autre finançait. Il en reste des centaines de toiles qui ne valent rien, et une abondante correspondance épistolaire entre les deux frères. À partir d'éléments historiques réels, la pièce raconte en réalité cinq histoires.

 

Celle de Johanna Van Gogh, d'abord, veuve de Théo. Cette femme découvre peu à peu la force de l'œuvre de son beau-frère. Elle comprend la nécessité et la façon de la protéger de l'oubli. Histoire d'amour entre une femme et des tableaux sans aucune valeur, quand elle en hérite.

 

Celle d'un copain aux motivations troubles : Emile Bernard, très désireux de sauver Van Gogh de l'oubli. Étonnamment désireux pourrait-on préciser.

 

Celle d'une rencontre entre ces deux esprits brillants. Conversation érudite, espiègle, fine et passionnée.

 

Celle d'une œuvre et surtout celle de son auteur : qui était vraiment Vincent Van Gogh, l'homme ? 
Celui que l'on ensevelit sous les poncifs, dont on transforme l'anecdotique en essentiel de son existence, quand ce ne sont pas des contre-vérités que l'on véhicule à son sujet.

 

Celle d'un autre Vincent Van Gogh, le bébé de Johanna, qui n'a pas deux ans au moment de cette histoire, mais dont il est pourtant un élément essentiel.

L'esprit de la pièce

Entre sourire et profondeur, on redécouvre un Van Gogh touchant. Son œuvre pourrait bien prendre, dès lors, une résonance nouvelle. Car on s'éloigne des événements les plus connus, comme l'oreille coupée, et des raccourcis véhiculés sur son manque de reconnaissance ou sa pauvreté.

En amont de ces symptômes, il y a un homme, des blessures, et des angoisses finalement très communes, sublimées en quelques mois de peinture.

Quelques mots de l'auteur

Van Gogh est un personnage absent de la pièce. Cela permet d'explorer sa vie avec distance, jubilation, épaisseur. Débarrassé de l'incarnation physique de Van Gogh, on peut se balader en son âme, sur la trace de sa vraie personnalité.
Sur scène Johanna, belle-sœur du peintre, et Émile Bernard, peintre et ami de Vincent, ont une intuition commune, la nécessité de sauver Van Gogh !

Un échange souriant et sensible, pavé de désaccords et de complicités, s'installe progressivement entre eux. De celui-ci naît la rencontre avec un Van Gogh différent de celui que beaucoup s'imaginent.

 

Cliff Paillé.

photos : Laurent Sabathé

 

Écriture & Mise en scène - Cliff Paillé
avec Lyne Lebreton et Romain Arnaud Kneisky

« Cliff Paillé a su transformer la gloire de Van Gogh en intimité, et cela m’a ému. »

Dominique Janssens
président de l’Institut Van Gogh, Auvers/Oise, Soutien officiel du spectacle

 

« C’est magnifique. Le vrai Van Gogh est là. Superbe chevauchée, magie intense… »

David Haziot
Prix de l’ Académie Française pour sa biographie « VAN GOGH » – Ed. Gallimard

La presse en parle...

 

« Remarquable et bouleversant. Voilà un spectacle poétique, délicat et touchant, magnifié par une superbe scénographie et une interprétation de grande qualité. Il nous fait redécouvrir Van Gogh de façon originale, à travers les échanges épistolaires entre sa belle-soeur Johanna, et son ami et admirateur le peintre Emile Bernard. (…) C’est un spectacle magnifique et bouleversant. Magnifique parce que les toiles de Van Gogh, en remplissant le fond de scène de leurs couleurs éclatantes et pures, démontrent que si l’homme a disparu, si sa personnalité garde une part de secret, l’artiste, lui, reste présent tout entier et à tout jamais dans son oeuvre splendide. Et bouleversant parce que les témoignages de ses proches, ses lettres et ses tableaux témoignent de sa belle âme si attachante, à la fois sensible, aimante, fervente et profondément tourmentée. Les acteurs sont habités par leur personnage. Lyne Lebreton campe une Johanna cultivée, intelligente, réfléchie, douce et généreuse, Romain Arnaud-Kneisky un Emile Bernard animé par une passion de l’art et de la justice exacerbée par sa jeunesse. »

Angèle Luccioni

 

« Le texte de Cliff Paillé nous permet de redécouvrir Vincent Van Gogh, l’homme, mais surtout ses passions, ses pulsions, ses angoisses, ses blessures, ses affres. Teintée d’émotion sans être pour autant dénuée d’humour et de tendresse, la conversation entre la veuve de Théo et l’ami de Vincent est érudite, souriante et sensible. D’elle va naître une solide collaboration qui permettra au monde de découvrir l’œuvre de Vincent et son amour fraternel pour Théo.

Voilà un petit chef d’œuvre à l’état pur, joué merveilleusement par Lyne Lebreton et Romain Arnaud-Kneisky. Il n’y a pas d’hésitation à avoir, que l’on aime ou non le style de Van Gogh, on ne peut qu’apprécier ce spectacle captivant et remarquable en tous points : le texte, le jeu, la scénographie. »

Isabelle Lévy

 

« Un duo exceptionnel, ou le peintre est absent, mais complètement présent dans la correspondance. On apprend un côté méconnu de Van Gogh, on découvre un homme touchant, ses blessures, ses angoisses finalement très communes, mais sublimées en quelques mois de peinture.

Ce que le décor est beau, surtout quand sont projetés sur écran les tableaux de Van Gogh ; pour ceux qui connaissent la carrière des lumières aux Baux de Provence comprendront. Les deux comédiens sont parfaits. Un spectacle complet, riche en émotions, rires, émerveillement. J’ai adoré, incontournable. »

Geneviève Brissot

 

« Ce texte écrit et mis en scène par Cliff Paillé évite tous les pièges qui guettent ce genre de spectacles façon « biopic ». Van Gogh n’est à aucun moment incarné sur la scène, et cette absence même est le sujet de la pièce. Lyne Lebreton et Romain Arnaud-Kneisky, les deux comédiens qui incarnent ces personnages écorchés, et tous deux fascinés chacun à leur manière par la personnalité et la peinture de Van Gogh, sont touchants de sincérité, parfois de naïveté et même à l’occasion de drôlerie. Le mystère Van Gogh reste entier, mais il est clair que dans son cas, l’homme a fini par se fondre dans son œuvre, jusqu’à en mourir. Un spectacle qui donne à la fois à penser, à voir et à ressentir. À ne pas manquer. »

Jean-Pierre Martinez

 

 

Regarts

« Dans un décor épuré à l’extrême, une table, un fauteuil et des liasses de lettres Cliff Paillé a placé des dialogues intelligents entre eux, on sent toute la force de leurs convictions, leur désir de bâtir quelque chose. Les discussions entre eux sont toniques, vives, presque du pingpong verbal. Comme en outre les comédiens Romain Arnaud-Kneisky et Lyne Lebreton (déjà vue avec beaucoup de plaisir dans Tant qu’il y aura des coquelicots) sont excellents, pas un temps mort, un travail intense tout à l’air infiniment indiscutable. Du vrai théâtre assurément.Une très belle pièce sur un sujet passionnant. »

Jean-Michel Gautier

 
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